Actualité & Découvertes

Nous vous proposons ici des articles résumant les principales découvertes réalisées dans le domaine de la rechercher sur la rosacée:

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Mai 2008 : La société Senetek annonce des résultats positifs suite à des tests sur le Pyratine-6

Suite à une étude qui avait démontrée l'efficacité incomparable du Pyratine-6 (0.1%) dans la réduction des lésions de la peau dues au soleil et notamment de l'érythème, une étude complémentaire a été initiée pour évaluer les effets de cette substance sur les symptômes de l'acné rosacée.

Environ 24 sujets atteints d'acné rosacée ont participé pendant 12 semaines à cette étude. Une évaluation régulière de la peau des différents sujets a été réalisée au cours de l'étude. Cette évaluation portait notamment sur le décompte des lésions inflammatoires, la sévérité de l'érythème et des télangiectasies et l'amélioration générale des symptômes liés à la rosacée. De plus, chaque sujet a été invité à réaliser sa propre évaluation de l'évolution des symptômes et de sa tolérance à la substance testée.

Les résultats de ces évaluations montrent que le Pyratine-6 a permis une réduction progressive des symptômes associés à la rosacée, incluant les rougeurs et les lésions acnéiques. Toutes les évaluations réalisées par les sujets testés font état d'une bonne tolérance au produit. Après 12 semaines, il a été observé une amélioration générale chez 80% des sujets, incluant la réduction de l'érythème et des papule-pustules. Les mesures ont montré une réduction de 22% des pertes en eau, ce qui implique une amélioration des fonctions de protection de la peau. Au vu de ces résultats prometteurs, cette étude a été étendue à 48 semaines.

Août 2007 : Rosacée – Découverte d'un mécanisme clef

Le site Web du journal Nature Medecine a fait été état d'une découverte majeure qui porte sur les mécanismes à l'origine de la rosacée. Cette découverte qui permet d'expliquer l'apparition des symptômes inflammatoires de la rosacée par la surproduction de deux protéines, est à mettre au crédit d'une équipe de chercheurs de l'Université de Californie – San Diego.

Le Dr. Gallo, qui est à la tête de cette équipe, a expliqué que lorsque le système immunitaire fait face à un danger éventuel (exposition solaire, chaleur, stress...), des récepteurs reconnaissent ce danger et protègent le corps en déclenchant la production de substances qui permettent la neutralisation des conséquences potentiellement nocives. Dans le cas de la rosacée, le role de ces substances protectrices est contre-productif et conduit à une inflammation de la peau.

Les chercheurs ont en effet découvert une anomalie au niveau de la production d'une molécule du système immunitaire, appelée cathelicidine. Alors que cette molécule est inactive chez les patients sains, dans le cas de la rosacée cette molécule est différente et entraine une inflammation responsable à terme des papulo-pustules. Ce dysfonctionnement semble être dû à la sur-représentation d'une autre substance chez les individus souffrant de rosacée, appelée kallikréine 5 et qui a la faculté d'activer la cathelicidine.

Il semblerait donc selon cette étude que la combinaison de ces deux substances (cathelicidine et kallikréine 5) à un taux élevé puisse constituer l'origine de la rosacée.

Par ailleurs, les chercheurs ont pu démontrer que le processus qu'ils décrivent est bien lié à celui intervenant dans la rosacée. L'injection de cathelicidine, prélevée sur des patients souffrant de rosacée, dans la peau de souris a déclenché une réponse inflammatoire comparable à celle observée dans la rosacée. Dans le même temps, les souris qui ont reçu une injection de cathelicidine prélevée chez des sujets sains n'ont souffert d'aucune inflammation.

Le Dr Gallo envisage à présent de compléter cette étude en testant cette découverte sur des sujets humains. Il se dit aussi optimiste quand aux chances que cette découverte puisse aboutir à un traitement permettant de soigner ou de prévenir l'inflammation associé à la rosacée.

Juin 2007: Des conséquences inconnues de l'ATP pourraient jouer un rôle de premier plan dans la rosacée

Des chercheurs du Département de Dermatologie de l'Université de Cornell (USA) ont découvert que l'une des substances les plus connues et actives du corps humain pourrait jouer un rôle majeur dans la rosacée.

Pour le Dr. Richard Granstein, qui est à la tête du Département de Dermatologie de cette Université la clef pour améliorer la prise en charge de la rosacée est d'identifier les mécanismes inflammatoires qui sont impliqués dans cette maladie de façon à pouvoir mieux les contrôler.

C'est donc dans cette optique que les chercheurs ont découvert que lorsque l'adénosine triphosphate (ATP), un neurotransmetteur et un porteur d'énergie du corps humain, est libéré dans la peau par les nerfs, une cascade d'événements peut se déclencher chez les malades souffrant de rosacée. Cette cascade aboutirait à terme aux manifestations inflammatoires que l'on observe dans la rosacée.

Le Dc Granstein explique que comme dans de nombreux cas, l'inflammation que l'on observe chez les sujets souffrant de rosacée pourrait être due à un fonctionnement normal de l'organisme qui s’emballerait. Celui-ci explique en effet que l'inflammation est un moyen de défense inné de l'organisme qui lui permet de se protéger contre une agression et ce de façon à ce que la partie de l'organisme touchée puisse se soigner d'elle même.

L'une des nombreuses fonctions de l'ATP consiste à transmettre des messages nerveux. Cette fonction pourrait tenir un rôle majeur dans la rosacée. En déclenchant la dilation des vaisseaux sanguins, cette molécule permet en effet au système nerveux de réguler le flux sanguin de la peau lors de l'exposition aux facteurs déclenchants. Ce mécanisme pourrait être alors à l'origine des rougeurs observées chez les individus souffrant de rosacée.

Février 2007: Des bactéries associées à l'acarien Demodex pourraient induire une réaction inflammatoire

Les résultats publiés par une équipe du « Department of Biology, » de la «  National University of Ireland, Maynooth » semblent indiquer qu'une bactérie, le Bacillus Oleronius, dont la particularité est de se développer sur les acariens Demodex, pourrait tenir un rôle important dans les phénomènes inflammatoires qui caractérisent la rosacée.

Ils ont en effet découvert que la présence de cette bactérie stimulait une réponse du système immunitaire dans 79% des 22 patients souffrant de rosacée (avec papulo-pustules), alors qu'une telle réponse n'a été observée que dans 29% des 17 sujets ne souffrant pas de cette affection.

Par ailleurs, les auteurs de l'étude notent que cette bactérie pourrait expliquer l'efficacité des antibiotiques utilisés pour lutter contre la rosacée. En effet, jusqu'à présent seules les vertus anti-inflammatoires de ces antibiotiques pouvaient expliquer leurs effets positifs sur les symptômes de la rosacée puisqu'aucune bactérie n’avait jamais été soupçonnée d'être impliquée dans cette affection. Selon les auteurs de l'étude, le fait que seul certains antibiotiques soient efficaces contre la rosacée alors que beaucoup possèdent des vertus anti-inflammatoires suggère qu'un agent bactérien puisse être impliqué. Par ailleurs, les chercheurs ont pu prouver que les antibiotiques traditionnellement utilisés dans la prise en charge de la rosacée (tetracycline, doxycycline and minocycline) avaient une action destructrice sur la batterie étudiée ce qui tendrait à renforcer l'hypothèse du rôle de cette bactérie dans la rosacée.