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Impacts sur la qualité de vie :

Au décours de la rosacée, l’érythrose, transitoire ou permanente, est un symptôme fréquent pouvant être majoré par le stress. Le retentissement de la rosacée, en particulier lorsqu’il y a une érythrose, n’est pas négligeable. Il existe un retentissement sur la qualité de vie, parfois sévère, et des conséquences psychiques et sociales. L’éreutophobie (trouble anxieux caractérisé par une crainte obsédante de rougir en public) et sa stigmatisation sont fréquentes, ce d’autant plus que la rougeur faciale et les autres signes de la rosacée évoquent à tort l’alcoolisme.

Le sous-type papulo-pustuleux est la forme la plus fréquente, pour laquelle les patients demandent une consultation spécialisée. Dans le cadre de cette consultation, un DLQI (dermatological quality of life index) est souvent pratiqué afin de comprendre au mieux la souffrance des patients. Un score DLQI élevé pourrait orienter vers une thérapie plus intense/agressive, même si l’atteinte cutanée semble objectivement légère. Il a été démontré que la rosacée influe sur la confiance en soi, les activités de loisirs, la communication sociale ainsi que sur les tâches ménagères. Un odds ratio (risque relatif approché) à 4,81 pour la dépression a été retrouvé chez les patients atteints de rosacée comparés à la population générale. Il s’agit donc d’une pathologie avec de multiples stigmates qui nécessite un traitement individualisé et adéquat selon la souffrance des patients.

Pour cette raison, nous avons mis en place, au CHUV, une consultation spécialisée pour la rosacée, permettant un traitement optimisé et individualisé de cette maladie chez les patients atteints afin de répondre à tous leurs besoins.